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Pilastre
Élément vertical de section rectangulaire formant une faible saillie sur un mur.
En règle générale, le pilastre est décoratif, à la différence du pilier* et du pilier engagé* qui sont porteurs. Comme le pilier engagé, le pilastre est en principe muni d’une base* moulurée et d’un chapiteau* engagé appelé « imposte »*.







Pilier
Support* (appui*) vertical isolé (libre) dont la section est carrée, rectangulaire, cruciforme (en croix) ou d’autre configuration. Si la section de l’appui est circulaire ou polygonale, ce n’est pas un pilier, mais une colonne*.
Comme celle-ci, un pilier comporte, de bas en haut, une base*, un fût* et un chapiteau*.







Pilier articulé (= Pilier composé, fragmenté)
Lorsque son fût* est constitué de plusieurs éléments verticaux, en fonction de leur nombre, un pilier est dit : a) articulé, ou composé, fragmenté, s’il n’a que quelques jambages verticaux ; b) fasciculé*, s’il est formé d’un faisceau de fûts.
Voir aussi : Appui composé, appui fasciculé.
Voir ill. Appui composé ; appui fasciculé.







Pilier engagé
Support vertical, de section généralement rectangulaire, adossé à un mur (en assez forte saillie sur lui).
À la différence du pilastre*, il n’est pas (uniquement) décoratif mais est (aussi et) surtout porteur.







Pilier fasciculé
Voir : Appui fasciculé.
Voir ill. Appui fasciculé.







Plafond
Surface plane horizontale qui sert de couvrement* à un espace. Beaucoup moins répandu en Arménie que la voûte*, le plafond, lui aussi en pierre, s’utilise au xie-xiiie s. pour le couvrement, principalement, des compartiments médians et angulaires des salles monastiques, en premier lieu des gavits/jamatouns* (narthex.
Ces plafonds font l’objet de traitement sculpté, rarement figuré*, plus souvent en forme de croix et d’ornements* végétaux et géométriques, parfois fouillés. Ils peuvent aussi porter des marqueteries de pierre*, réelles ou imitées, rehaussées de couleur.





A) Monastère de Horomos. Gavit (1038). Compartiment médian sud B) Ani, église Sts-Apôtres. Gavit (déb. xiiie s.). Plafonds à marqueterie de pierre. C) Monastère de Haritj. Gavit (déb. xiiie s.). Compartiments est et ouest. Plafonds à entrelacs et à imitation de marqueterie.

Plafond à caissons
Plafond dont la surface est divisée en petits compartiments de formes diverses, délimités par des cadres moulurés.






Monastère de Haritj. Gavit (déb. xiiie s.). Compartiment nord. Caissons à simples cadres carrés.


Plan basilical
Plan rectangulaire propre aux églises oblongues* sans coupole dites basiliques*.
Les plus simples, très nombreuses en Arménie, sont de petites églises à nef* unique que l’on peut appeler « basilique mononef » ou simplement « mononef* ».
Plus grandes, les basiliques « trinefs* » (neuf sont attestées ici à la période paléochrétienne*) ont leur l’espace divisé en trois nefs par deux rangées de piliers*. Les basiliques arméniennes n’ont jamais cinq nefs, comme dans d’autres pays du monde chrétien, et ne comportent pas de colonnes*.
La nef centrale est généralement c. deux fois plus large que les nefs latérales. Elle est prolongée par une abside* intérieurement semicirculaire, souvent outrepassée* à la période paléochrétienne.
Le plan basilical, comme dans tous les types d’églises arméniennes, est obligatoirement orienté, c.-à-d. dirigé vers l’est, l’abside étant toujours à l’est.
Celle-ci est généralement flanquée de deux sacristies* ou pastophoria*.







Plan centré (église à coupole)
Plan dans lequel les espaces sont articulés, assemblés autour du centre, couronné par la coupole*.
Les plans rayonnants* et ceux en croix tétraconque* (libre ou inscrite*, avec ou sans appuis libres au centre) dits aussi en « croix grecque » (= à quatre bras égaux) en sont des exemples caractéristiques.
Dans d’autres plans centrés, p.ex. en croix libre ou inscrite et dans quelques variétés de plans rayonnants, une certaine longitudinalité peut résulter d’un léger allongement des bras ouest et est, mais l’espace couvert par la coupole reste le pôle d’équilibre.







Plan centré en carré tétraconque (Plan en carré tétraconque)(église à coupole)(type Mastara)
Plan centré* en carré (ou rectangle proche du carré) dont chaque côté est échancré par une conque*, en saillie arrondie, polygonale ou quadrangulaire. L’exemple type de cette création de l’Âge d’or* est Mastara (c. 650). La caractéristique de ce plan est la relative ampleur de l’espace, donc la largeur de la coupole*.
Le volume est un cube, ou un parallélépipède presque cubique, expansé de quatre saillies et où les huit points de jonction des côtés et des quatre conques servent d’appuis au tambour* de la coupole.
Compte tenu de l’assise du tambour, qui repose directement sur le périmètre mural, et de la technique arménienne de construction, la stabilité d’une telle structure paraît optimale, tant en mode statique que sismique. La coupole de Mastara, d’un peu plus de 11 m de diamètre, probablement conservée dans son état originel, est la plus large d’Arménie.
Dans cette composition centrée, une légère longitudinalité est néanmoins introduite par : a) un certain étirement ouest-est ; b) l’insertion d’un avant-corps (un court bras voûté) devant les conques ouest et est ; c) un bloc absidal incluant deux sacristies.



Mastara, St-Jean : plan et v.g.


Plan centré en carré tétraconque à niches diagonales (Plan en carré tétraconque tétraniche)(église à coupole)(type Avan-Hripsimé)
Plan centré* en carré (ou rectangle proche du carré) dont chaque côté est échancré par une conque* intérieurement arrondie, et dont chaque angle ouvre sur une niche aux trois-quarts cylindrique. L’exemple type de cette création du vie-viie s. est Ste-Hripsimé (c. 620).
A l’intérieur, l’alternance de conques et de niches diagonales crée une configuration rayonnante* que couronne la coupole*. Comme à Mastara, le tambour* bénéficie de huit points d’appui.
Les conques est et ouest sont plus grandes que les latérales et sont précédées d’un avant-corps (un court bras voûté), ce qui confère au plan sa longitudinalité.
Des variantes libres, semi-libres et inscrites* de ce plan existent. Dans ces dernières, les niches diagonales donnent accès à des pièces angulaires, deux à l’est (on peut les qualifier de pastophoria* ou sacristies* quand elles sont quadrangulaires, ou de chapelles* secondaires quand elles sont dotées d’une absidiole*) et deux à l’ouest (destinées peut-être initialement aux pénitents et catéchumènes). Des niches dièdres* (= triangulaires ; trapézoïdales à Ste-Hripsimé) sont alors insérées, dans les façades, aux endroits où, à l’intérieur, se joignent conques et pièces angulaires.



Ste-Hripsimé : plan et v.g.


Plan centré en carré tétraconque à quatre appuis libres (Plan en carré tétraconque tétrapode)(église à coupole)(type Ste-Etchmiadzine)
Plan conçu pour des églises dont la coupole* s’appuie sur quatre appuis libres*, au centre d’un carré (= d’un cube) dont les côtés sont échancrés par des conques*.
L’exemple type en est la cathédrale d’Etchmiadzine. Le concept en aurait été dicté à saint Grégoire l’Illuminateur dans une vision céleste, lors du baptême de l’Arménie. L’historien du ve s. Agathange commente ainsi cette Vision : « les arcs qui relient les [quatre] colonnes sont le signe de l’égalité et de l’unité de l’Église universelle, et la coupole qui est au-dessus est l’image de la cité suprême, lieu du rassemblement du royaume des cieux ».



Ste-Etchmiadzine : plan et v.g.


Plan centré en croix grecque (église à coupole)
Voir : Croix grecque ; tétraconque.







Plan centré rayonnant (église à coupole)
Plan centré où les volumes rayonnent de manière équilibrée autour de l’espace couvert par la coupole*.
Les compositions hexaconques*, octoconques* et à davantage de conques, inscrites dans un polygone plus ou moins proche du cercle appartiennent à cette catégorie. Les structures tétraconques* s’en approchent, mais mettent davantage en valeur le principe cruciforme.
Malgré une légère longitudinalité, les compositions à coupole sur cube tétraconque (= les plans en carré tétraconque*, de type Mastara) et celles à coupole sur cube tétraconque à niches diagonales (= les plans en carré tétraconque tétraniche*, de type Avan-Hripsimé) peuvent aussi s’y rattacher.







Plan cruciforme (église à coupole)
Voir : Cruciforme (Plan, composition cruciforme).







Plan en carré tétraconque (église à coupole)
Voir : Plan centré en carré tétraconque.







Plan en carré tétraconque à niches diagonales (église à coupole)
Voir : Plan centré en carré tétraconque à niches diagonales.







Plan en carré tétraconque tétraniche (église à coupole)
Voir : Plan centré en carré tétraconque à niches diagonales.







Plan en croix grecque (église à coupole)
Voir : Croix grecque ; tétraconque.







Plan en croix inscrite (église à coupole)
Voir : Croix inscrite (Plan en c.i.).







Plan en croix inscrite à quatre appuis libres (église à coupole sur quatre appuis libres au centre d’une croix inscrite)
Voir : Croix inscrite à quatre appuis libres (Plan en c.i. à 4 a.l.).







Plan en croix inscrite cloisonnée (église à coupole)
Voir : Croix inscrite cloisonnée (Plan en c.i.c.).
Les salles à coupole* et les nefs à coupole* appartiennent à cette catégorie.







Plan en croix latine (église à coupole)
Voir : Croix latine ; monoconque ; triconque.







Plan en croix libre (église à coupole)
Voir : Croix libre (Plan en c.l.).







Plan en croix triconque à quatre appuis libres (église à coupole sur quatre appuis libres au centre d’une croix triconque)
Type proche de la croix inscrite à coupole sur quatre appuis libres, mais où les trois côtés nord, est et sud sont échancrés par la saillie d’une conque, ce qui évoque une croix triconque.
La cathédrale de Dvin, après sa reconstruction au début du viie s., en donne le premier exemple. Elle est suivie par celle de Thalin, probablement à la fin du même siècle.
Improprement appelé aussi « basilique triconque à coupole ».







Plan longitudinal (oblong)
Les églises sans coupole*, de plan basilical*, mononef* et trinef*, sont longitudinales (ou oblongues*, allongées dans le sens ouest-est).
Parmi les églises à coupole, malgré l’attraction centripète de celle-ci, la longitudinalité héritée des basiliques* reste présente dans plusieurs types :
a) églises en croix inscrite* à coupole sur quatre appuis libres* (type Ste-Gayané), parfois erronément appelées « basiliques à coupole ».
b) églises en croix triconque* à coupole sur quatre appuis libres (type cathédrales de Dvin et de Thalin), appelées parfois de manière contestable « basiliques triconques à coupole ».
c) salles à coupole* et leurs dérivés : croix inscrites cloisonnées*, ainsi que nefs à coupole*.







Plan rayonnant (église à coupole)
Voir : Plan centré rayonnant.








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