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Monophysite  
Ont été traditionnellement qualifiées de monophysites les Églises orientales (syrienne, copte, arménienne, éthiopienne) ayant rejeté le dogme de Chalcédoine sur les deux natures du Christ. Elles ont pour cela longtemps été jugées hérétiques par l’Église grecque orthodoxe et, à sa suite, par l’Église catholique romaine.
Voir : Miaphysite.







Monument à colonne crucifère (= Monument crucifère à colonne)  
Monument vertical, probablement commémoratif, de même type que celui décrit ci-dessous, mais moins fréquent et où la stèle est remplacée par une colonne, cylindrique ou octogonale.







Monument à stèle quadrilatérale crucifère (= Monument crucifère à stèle quadrilatérale)  
Monument vertical, probablement commémoratif, composé d’éléments superposés et emboîtés. On distingue de bas en haut :
a) un piédestal* à gradins,
b) une base cubique, souvent sculptée,
c) un fût* de stèle quadrilatérale*, sculpté sur une, trois ou les quatre faces,
d) un chapiteau,
e) parfois un porte-croix (= élément intermédiaire entre le chapiteau et la croix de pierre),
f) une croix de pierre.
Ce type de monuments est érigé près d’églises et de chapelles. Il se pratique à la période paléochrétienne* et durant l’Âge d’or* du viie s., mais subsiste jusqu’après la domination arabe, avant d’être supplanté par le khatchkar*.
Une autre version de ce type, moins répandue, comportait une colonne cylindrique ou octogonale, non décorée, à la place de la stèle quadrilatère.
Voir : Monument à colonne crucifère ; stèle quadrilatérale.



Gogaran. Reconstitution récente à partir d’éléments hétérogènes trouvés sur le site, visant à donner une idée de la structure de ce type de monuments.
Tsalka (sud de la Géorgie). Chapelle mononef d’Edzani (c. vie s.), façade de l’abside. Bas-relief donnant une représentation complète d’un tel monument.

Mortaise
Entaille, cavité creusée sur la face supérieure d’une base pour qu’un élément muni d’un tenon* de dimension correspondante puisse y être fixé. Sur le modèle de ce qui se faisait déjà pour les stèles de l’Antiquité, ce principe est appliqué pour l’ancrage d’une stèle quadrilatérale* ou d’une colonne sur son piédestal* dans les monuments crucifères* paléochrétiens, ou encore pour la fixation d’un khatchkar* sur sa base.





Mortier  
Mélange de chaux* et de sable, délayé dans l'eau, qui sert de liant entre les divers éléments formant le noyau (le blocage*) des murs, en Arménie. Entre les deux parements* qui délimitent le coffrage* de ces maçonneries*, on place des moellons* et du gravier sur lesquels on coule le mortier, et l’on y enfonce éventuellement des éclats de pierre. Grâce à leur porosité, les pierres volcaniques utilisées tant dans le blocage que pour le coffrage absorbent le mortier et s’unissent très solidement.







Mosaïque  
Procédé de décoration des pavements et des murs intérieurs par assemblage de petites pierres de couleurs (dites « tesselles ») fixées par un liant à chaux.
Attesté en Arménie à la période préchrétienne, l’art de la mosaïque s’est maintenu jusqu’au viie s. inclus, mais presque rien n’en subsiste. En revanche, d’importantes compositions à inscriptions arméniennes des premiers siècles chrétiens sont conservées à Jérusalem.









Motif  
A) Sujet ou élément, soit figuré, soit ornemental, d’une composition décorative.
B) Ornement* isolé ou répété.









Moulure  
Ornement linéaire destiné à souligner une forme architecturale ou sculptée.
Vue de profil, la saillie d’une moulure ou d’un corps de moulures (d’une série de moulures) est appelée « modénature* » ou « profil* ».









Mouluré   (part. passé = adj.)
Orné de moulures*, traité comme un ornement linéaire, avec combinaison de profils en saillie et en retrait.










Mur crénelé  
Mur dont le haut est découpé en une succession de créneaux et de merlons (sortes de dents verticales quadrangulaires) à des fins défensives. S’observe sur des constructions de défense telles que château-fort*, forteresse*, rempart*, fortifications.










Mur diaphragme  
Pan de mur vertical posé sur un arc* transversal (perpendiculaire à l’axe longitudinal de l’édifice) et destiné généralement à soutenir un plafond.
Forme rare en Arménie.
Voir : Arc diaphragme.
Voir ill. Arc (et mur) diaphragme.







Mur pignon  
Façade ou portion de façade qui s’achève en pignon* (sur une partie d’édifice couverte par un toit en bâtière*). Correspond aux façades ouest et est des basiliques* à une ou trois nefs*, et aux façades des quatre bras d’églises en croix libre* ou inscrite*.











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