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Claveau (= Voussoir)
Pierre taillée en forme de coin ou de pyramide tronquée, pour l'appareillage d'un arc* ou d’une voûte*. Le claveau placé au sommet (au faîte) de l’arc ou de la voûte est appelé « clé* [clef] d’arc ou de voûte ». Celui placé au bas, au départ de l’arc, est appelé « sommier* ».



Claveau 


Clé [clef] d’arc (Clé [clef] de voûte)
Claveau* ou voussoir* placé au sommet d’un arc* ou d’une voûte*. Lors de la construction, cette pièce, posée en dernier, assure la stabilité de l’appareil en le « fermant ».
Voir ill. Claveau.







Clocher
Est souvent employé comme synonyme de campanile*, mais correspond plus précisément au lanternon*, édicule en forme de petite rotonde* à dôme* généralement conique, dans lequel une cloche est pendue et qui couronne divers types d’édifices, notamment les campaniles.
Dans l’Arménie du xviie s. est élaborée la forme nouvelle du « porche-clocher* », le plus souvent devant l’entrée occidentale des églises.
Voir ill. Campanile. Le campanile de Haghbat (1245) est coiffé d’un lanternon-clocher dont le dôme a huit pans à bord inférieur triangulaire, pointe vers le bas (influence du dôme en ombrelle).
Voir ill. Porche-clocher.



Kanaker (Erevan). Plan et coupe longitudinale des églises Ste-Mère-de-Dieu et St-Jacques (1695) (d’après K. Ghafadaryan 1975, p. 88-89). Comme sur beaucoup d’églises à plan basical de la période moderne, le clocher prend la forme modeste d’un lanternon dressé au-dessus de la lucarne percée au centre de la voûte de la travée centrale. Kanaker (Erevan). Ste-Mère-de-Dieu (1695). Vue du sud-ouest. Lanternon-clocher au centre du toit, au sommet de la bâtière. Photo Hrair Hawk Khatcherian.

Codex
Livre formé de pages manuscrites, en parchemin ou en papier, pliées en deux et cousues ensemble. En règle générale, le codex, surtout s’il contient un texte sacré, est protégé par une reliure. Celle-ci peut être en cuir, en ivoire ou en métal précieux (or, argent), richement orné.



Bible copiée en 1318 et enluminée par le peintre Toros de Taron. Codex n° 206 de la collection du Maténadaran d’Erevan.


Coffrage
Dans la technique de construction employée en Arménie, deux parements* muraux de pierres bien taillées sur leur face extérieure et grossièrement équarries en coin vers l’intérieur constituent un coffrage. Dans les régions centrales et du nord-est où l’on dispose d’un matériau de bonne qualité, sur les quatre bords de la face extérieure de ces blocs (souvent chanfreinés* sur leur arête* extérieure aux premiers siècles chrétiens) est taillée une bande plate soigneusement égalisée. Celle-ci permet un jointoiement régulier et la constitution d’assises* rectilignes. Une fois cet ajustement réalisé, lors de la pose de chaque assise, le mortier* est coulé dans ce coffrage sur le blocage* qui doit former le noyau du mur. Grâce à leur porosité, les pierres volcaniques, tant du coffrage que du blocage, s’imprègnent de la chaux* du mortier* et constituent un ensemble quasi monolithique, très résistant.
Le même principe s’applique à toutes les parties de l’édifice, murs, appuis*, voûtes* et coupole*.
Ces dernières sont appareillées, pour leur intrados*, avec l’aide de cintres* en bois.



Coffrage et blocage. A) Vue en coupe d'un mur arménien. Dessin F. Krähenbühl.
B) Cathédrale de Talin (2e moit. viie s.).
 Haut du bras ouest en partie effondré. « Coupe naturelle » des maçonneries, montrant coffrage et blocage, y compris pour les voûtes.

Coiffe ( Dôme*)
S’emploie parfois, à la place de « dôme* », pour désigner la couverture (le toit) d’une coupole*.







Coiffe en ombrelle
Voir : Dôme en ombrelle.
Voir ill. Dôme en ombrelle.







Colonnade
Succession de colonnes* jointes par des arcs*, qui décore ou longe le côté d’un bâtiment. La colonnade surmontée d’un rang d’arcs est rare en Arménie, pays à forte activité sismique, où de tels dispositifs sont très fragiles.



Basilique d’Érérouyk (c. vie s.).
Hypothèse de restitution. La colonnade surmontée d’arcades longeant l’édifice tient compte des fragments de colonnes et d’arcs conservés in situ, mais sa stabilité devait être problématique.



Colonnade aveugle (Colonnade-arcature aveugle)
Série de demi-colonnes*, presque toujours géminées (= doubles, par paires), qui « porte » une arcature aveugle. On peut donc parler de « colonnade-arcature aveugle ».
Durant l’âge d’or du viie s., la transition entre colonne double et arc se fait presque toujours par l’intermédiaire d’impostes* en forme de chapiteau cubique* double (à deux lobes).
Les mêmes paires de demi-colonnes coiffées d’impostes cubiques doubles s’observent sur les portails de cette époque.
En Arménie, colonnade et arcature aveugles semblent « appuyées » (plaquées) contre la façade. En réalité, elles sont sculptées en saillie dans le revêtement même du mur.
Voir : Arcature aveugle.
Voir aussi ill. Arcature aveugle ; chapiteau cubique.



Colonnade-arcature aveugle de l’Âge d’or du viie s.
 Cathédrale de Talin, conque nord.



Colonne
Appui* (ou support*) en forme de cylindre ou de polygone (appelé « fût* »). Se distingue du pilier*, à même fonction, dont la section est carrée, rectangulaire, cruciforme ou autre.
Voir ill. Chapiteau ; arcature.







Colonne cannelée
Colonne* dont le fût* est creusé de cannelures verticales. Très rare en Arménie après la période antique.



Artachat (iie-ier s. av. J.-C.).
Fragments de fûts de colonne cannelée découverts récemment sur le site de la capitale.



Colonne cylindrique
Colonne* simple, lisse, sans cannelures ni ornement.
Voir ill. Chapiteau.







Colonne fasciculée
Voir : Appui fasciculé* ; faisceau*.



Église d’Amberd (1026),
faç. sud. Piédroit de portail en forme de colonne (en fait, demi-colonne) fasciculée.



Colonne torse
Colonne dont le fût* est en hélice (= a la forme d’un câble tordu).



Kars, cathédrale Sts-Apôtres (années 930). Tambour. Paire de demi-colonnes torses.


Colophon
Notice finale d’un manuscrit, qui relate les circonstances de sa création et les étapes de son histoire. En Arménie, les colophons, particulièrement fournis et nombreux, constituent de précieuses sources historiques.







Congé
Moulure* curviligne concave en quart de cercle semblable au cavet*, mais plus petite que lui et suivie d’une droite verticale.
S’abaissant en retrait à partir d’une tablette saillante, est dit « congé droit » : s’observe souvent sous une corniche*. S’élevant en retrait à partir d’une tablette saillante, est dit « congé renversé » : s’observe souvent sur une base*, au-dessus de la plinthe*.



Congé droit (à gauche) et renversé (à droite). 


Congrégation
Voir : Ordre.







Conque (= Cul-de-four)
1. Voûte* en quart de sphère qui couvre une abside* ou une niche*. Dans l’architecture paléochrétienne du bassin méditerranéen, le « cul-de-four » de l’abside avait souvent la forme d’une coquille, d’où l’appellation de conque qui lui a été donnée.
2. Par extension, on appelle aussi « conque » l’abside arrondie ainsi couverte, ainsi que les extrémités arrondies des bras de la croix dans les compositions cruciformes*, et dans les compositions rayonnantes.
On parle alors de croix monoconque*, triconque*, tétraconque*, et de composition hexaconque, octoconque...



A) Chapelle cruciforme à coupole St-Étienne de Lmbat (viie s.). Dans la conque absidale, reste de fresque figurant le Christ en gloire, récemment restaurée par Christine Lamoureux.
B) Loussahovit, chapelle à coupole sur croix tétraconque, dite Tzrviz Moro Dzoro (c. vie-viie s.). Plan.

Console
Support mouluré, en surplomb, destiné à porter un élément en saillie sur la façade. On appelle « corbeau » une console de petite taille, faite d’une seule pierre.



Église dite Tchengelli ou Tchangli (xie s.), angle intérieur nord-est. Console de type corbeau, décorée de vignes et de grenades.


Contrefort
Massif de maçonnerie élevé en saillie extérieure contre un mur pour l’épauler.
Du fait de sa technique de construction qui garantit des massifs quasi monolithiques, l’architecture arménienne n’a pas besoin de recourir à un tel dispositif, sauf exception (Bagavan).



Bagavan, St-Jean (631-639).
 Vue générale du nord-est (photo d’archive). Deux assez fortes saillies sur la façade nord (les mêmes apparaissent à la faç. sud) s’apparentent à des contreforts.  Le recours à ce dispositif exceptionnel en Arménie s’explique peut-être par l’ampleur inhabituelle de la construction.




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