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Chapiteau
Élément à la fois décoratif et fonctionnel qui couronne une colonne* ou un pilier*. Sa forme généralement élargie vers le haut, parfois bombée, et le soin porté à son traitement sculpté soulignent l’importance de sa fonction.
Le « lit de pose » est la face inférieure du chapiteau, par laquelle celui-ci repose sur son support. Le « lit d’attente » est sa face supérieure sur laquelle s’appuie l’élément qu’il porte.
Lorsque le chapiteau est engagé dans un mur et qu’il couronne une demi-colonne, un pilier engagé* ou un pilastre*, il est appelé imposte* ou demi-chapiteau.
Il est révélateur que le terme arménien khoyak, qui désigne le chapiteau, dérive de khoy = bélier, ce qui suggère que, traditionnellement, dans la vision des Arméniens, le chapiteau a par définition la forme d’une tête de bélier à cornes enroulées.
Voir à ce sujet : Chapiteau ionique.



Zvartnots (mil. viie s.).
Quatre grands chapiteaux, ornés d’un aigle aux ailes largement déployées et symbolisant peut-être la protection divine, remplissaient, avec les colonnes qu’ils coiffaient, une fonction majeure dans l’architecture de la cathédrale.



Chapiteau à corbeille
Chapiteau* dont le volume principal, bombé et orné d’un entrelacs*, évoque une corbeille. En Arménie, cette forme est apparue vers le vie s., p.ex. à Ererouyk, et s’est répandue durant l’âge d’or du viie s.*, notamment à Zvartnots. À cette époque, la corbeille est surmontée d’un registre ionique à balustres*, ce qui donne naissance à un chapiteau composite « ionique-arménien* ».



Basilique d’Érérouyk (c. vie s.).
 Chapiteau à corbeille surmontée d’un registre ionique (deux balustres à volute avec médaillon central). Un des premiers exemples de chapiteau composite « ionique-arménien ». Provenait probablement d’un monument à colonne crucifère*.



Chapiteau à boule
A) Chapiteau en forme de boule plus ou moins aplatie, ou de coussin bombé, aussi appelé « bulbeux ».
B) Lorsqu’il a la fonction d’une imposte* (un chapiteau engagé) qui surmonte une paire de demi-colonnes*, il présente deux boules sous un même abaque*.



A) Sanahin, gavit de 1181.
 Les colonnes ont des chapiteaux et bases à boule.

B) Voir ill. Base : Khətzkonk, St-Serge (1024). Arcature aveugle. Impostes et bases à deux boules. A noter, au-dessus de la paire de boules, le rang de petits cylindres, réminiscence des balustres*.

Chapiteau campanal (= Campane)
Chapiteau dont la forme galbée et évasée, héritée du chapiteau corinthien, évoque celle d’une cloche renversée.



Érérouyk, basilique (c. vie s.).
 Portail ouest, côté droit.
Imposte en forme de cloche renversée, inspirée du chapiteau corinthien.



Chapiteau composite « ionique-arménien »
Forme de chapiteau* composite fréquente dans l’Arménie du vie-viie s., qui juxtapose, au registre inférieur, une « corbeille* » et, au-dessus, un registre « ionique » (voir : Chapiteau ionique*) marqué, sur ses côtés, par deux balustres* à volute* et, en son centre, par un médaillon, parfois à croix.



Cathédrale de Zvartnots (mil. viie s.).
Chapiteau « ionique-arménien » d’une des trois conques à colonnade.
Zvartnots. Chapiteau « ionique-arménien ». Sur le registre supérieur, la croix du médaillon central est remplacée par le monogramme, en grec, du catholicos Nersès, commanditaire de la cathédrale.

Chapiteau corinthien
Chapiteau* de l’Antiquité gréco-romaine, orné de feuilles d'acanthe*. A connu diverses métamorphoses dans l’Arménie chrétienne.



Basilique d'Érérouyk (c. vie s.).
 Portail de la faç. ouest, demi-chapiteau de gauche. Acanthes stylisées-épineuses.



Chapiteau cubique (sphéro-cubique)
Chapiteau* en forme de cube, dont le bas de chaque face est épannelé (découpé) en lobe semicirculaire. Cette configuration permet la transition de la colonne cylindrique à l’abaque* quadrangulaire.
Appliquée à des impostes* ou demi-chapiteaux, à volume parallélépipédique, ce type est très répandu dans l’architecture arménienne du viie s. L’épannelage* y est le plus souvent double, dotant le bas du chapiteau de deux lobes semicirculaires sur la face principale, pour répondre à la paire de demi-colonnes des piédroits* de portail et des colonnades aveugles*. Quelques siècles plus tard, cette forme, dans sa variante à un seul lobe, est fréquente en Occident sur les monuments ottoniens et romans.



Monastère de Hnévank, église principale. Colonnade-arcature aveugle du tambour (viie s.). Les paires de demi-colonnes sont, en toute logique, surmontées d'impostes cubiques doubles.


Chapiteau ionique
Chapiteau* de l’architecture antique gréco-romaine qui se caractérise par ses deux balustres* à volute*. Cette forme est empruntée et adaptée par l’architecture chrétienne d’Arménie qui la combine à une corbeille.
Elle est concurrencée par la survivance, au viie s. (salles palatines de Dvin et d’Aroutj, monument d’Aghitou), d’une tradition locale du chapiteau non pas à balustres achevés en volute, mais à cornes de bélier enroulées (parfois remplacées par des rosaces*). Le terme arménien khoyak, qui signifie chapiteau, dérivé de khoy (= bélier), semble confirmer le lien organique entre chapiteau et tête de bélier.
Voir ill. Balustre ; chapiteau à corbeille ; chapiteau composite « ionique-arménien ».



Salles palatines d’Aroutj et de Dvin (viie s.). Chapiteaux pseudo-ioniques, issus de la tradition locale de la corne de bélier.


Chapiteau trapézoïdal
Chapiteau en forme de parallélépipède évasé, dit « trapézoïdal ». S’emploie souvent pour les impostes* paléochrétiennes, entre autres celles des piédroits* de portail*.



Zovouni. Chapelle Saint-Vardan (c. ve s.).
Imposte trapézoïdale. Coiffait un pilier engagé et portait l’un des sommiers d’un arc doubleau.



Charge
Force verticale et en partie horizontale exercée par les superstructures (voûtes, toits, coupole…) sur le reste du bâtiment.
Grâce à la technique utilisée en Arménie faisant des murs des massifs quasi monolithiques, les charges sont presque entièrement transmises verticalement. Les forces latérales étant ainsi neutralisées, les contreforts*, arcs-boutants et tirants sont ici inutiles.







Charpente
Assemblage de pièces, principalement de poutres en bois, destiné à porter la couverture* (le toit) en bois d’un édifice.
Dans l’architecture monumentale d’Arménie, pour l’essentiel en pierre, la charpente ne s’emploie que très rarement. Quelques indices donnent à penser que l’on a recouru à la charpente dans certaines basiliques* paléochrétiennes, avant la propagation des voûtes* en pierre.







Château, château fort
Grande demeure fortifiée, pouvant servir d’habitation seigneuriale.
L’ampleur des dispositifs de défense peut justifier l’emploi du terme « château fort ».
Dans le cas d’une construction fortifiée, comme p.ex. Maghasberd (c. xie-xiiie s.), au sud d’Ani, qui est aujourd’hui en ruine, a probablement comporté une habitation et était située près d’une ville, il est difficile, en l’absence de sources précises à son sujet, de choisir, parmi les termes château, château fort, fort* et forteresse, celui qui convient le mieux pour la définir.



Château-fort ou forteresse de Maghasberd (c. xie-xiiie s.), à quelques km au sud d’Ani.



Chaux
Matériau de construction obtenu par combustion du calcaire.
Mêlée à du sable et à de l’eau, la chaux constitue le mortier* qui sert de liant* dans la maçonnerie* des murs arméniens.







Chevet
Extrémité orientale d'une église, où se trouvent l’abside* et éventuellement les sacristies* ou chapelles-sacristies* qui la flanquent.







Chevet rectiligne (chevet plat)
Chevet* rectangulaire en plan, par opposition au chevet à abside saillante*.
Voir : Abside inscrite.
Voir ill. Abside inscrite ; appentis ; claire-voie.







Chœur
A propos des églises d’Europe occidentale, désigne l’extrémité orientale de la nef*, où se trouve l’autel* et où se tiennent les officiants pendant la messe. Équivaut, dans les églises arméniennes, à l’abside*.
Voir ill. Abside.







Ciborium
Voir : Baldaquin.
Voir ill. Baldaquin.







Cintre
1. Charpente provisoire en bois, la voûte*, utilisée lors de la construction pour soutenir les claveaux* pendant que l’on appareille les arcs* et les voûtes* jusqu’à la pose de la clé*.
2. Courbure de l’intrados* d’un arc ou d’une voûte. Le terme « plein cintre* » désigne les arcs et voûtes à courbure semicirculaire.




Basilique de Tzitzernavank (c. vie s.).
Cintre en bois lors de la restauration de la voûte (2000).



Claire-voie
Rangée de fenêtres dans la partie supérieure de la nef* principale d’une église (en Arménie, seulement dans le cas des basiliques*), au-dessus des toits des bas-côtés* (nefs latérales). Permet d’éclairer cette nef d’en haut.
A probablement existé dans l’Arménie paléochrétienne sur les basiliques d’Achtarak et d’Ereruyk. Une version très modeste est visible à la basilique de Tzitzernavank.



Basilique de Tzitzernavank (c. vie s.).
 En l’état actuel du monument, la claire-voie se réduit à deux fenêtres.



Claustra (n. m.)(= Transenne)
Cloison de pierre ajourée, insérée dans les fenêtres pour protéger autant que possible l’intérieur de l’édifice, tout en laissant entrer la lumière.



Byourakan, église St-Jean (déb. xe s.).
Deux claustras (peut-être des remplois) conservés dans les fenêtres du haut de la façade est.

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