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Baie
Ouverture dans le mur d’un édifice : notamment une porte, une fenêtre, une arcade*...







Baldaquin (= Ciborium)
Construction légère à petite coupole* posée sur quatre appuis* (= tétrapode*), au-dessus de l'autel* d'une église, d’un trône épiscopal ou parfois d'une tombe.



Église Ste-Gayané.
 Baldaquin sur l’autel [a récemment été enlevé].



Balustre (n. m.)
Moulure* cylindrique placée horizontalement sur les deux côtés d’un chapiteau* ionique*, et ornée, à chaque extrémité, d’une volute*. Ce cylindre est souvent serré en son milieu par une imitation de lien appelée baudrier*.
A) Hérité de l’Antiquité gréco-romaine, le balustre a été fréquent en Arménie durant l’âge d’or* du viie s. sur le type alors prisé des chapiteaux dits « ioniques-arméniens».
B) À la période bagratide (ixe-xie s.), sous l’influence de Zvartnots, la paire de balustres à volute se maintient, mais elle connait  une métamorphose décorative : sur les impostes apparaissent un, deux ou trois rangs de petits cylindres, tandis que la volute se réduit à quelques cercles concentriques.



A) Cathédrale de Zvartnots (mil. viie s.). Chapiteau ionique-arménien. Balustres sur les deux côtés du registre supérieur.
B) Église St-Serge de Khətzkonk (1024).
 Imposte à trois rangs de balustres.

Bande sculptée, bandeau sculpté
Moulure* continue, de largeur constante, peu saillante, se profilant sur la surface verticale d’un mur et soulignant les principaux éléments architecturaux, par exemple le contour d’une arcade* ou d’une baie* (une porte ou une fenêtre). Cette bande porte généralement un ou plusieurs rangs d’ornements sculptés.



Ani, église St-Grégoire des Pahlavouni (fin xe s.). Bande continue sculptée contournant niches et fenêtres, ornée de moulures linéaires.


Baptistère
Le baptistère en tant que bâtiment destiné au baptême par immersion n’est pas attesté en Arménie.
La formule adoptée ici est celle de la cuve baptismale*, petit bassin placé à l’intérieur de l’église, dans une niche creusée à l’extrémité est du mur nord.
Voir : Cuve baptismale.



Monastère de la Fosse Profonde (Khor Virap). Église principale (années 1660). Cuve baptismale à l’extrémité est du mur nord.


Barlong (adj.)
Se dit d'une pièce, d'une travée*, ou plus généralement d’un espace plus large que long, perpendiculaire à l'axe du bâtiment.
Antonyme : Oblong*.



Cathédrale de Dvin. Plan reconstitué (c. fin ve s.). Configuration très barlongue des sacristies (pastophoria) flanquant l'abside.


Bas-côté (= Collatéral, nef latérale)
Nef latérale d’une basilique. En Arménie, les bas-côtés (dits aussi « collatéraux ») sont toujours au nombre de deux, et généralement c. deux fois plus étroits que la nef centrale et plus bas qu’elle.



Basilique de Tzitzernavank (c. vie s.).
 A) Coupe latérale (noter que la largeur du bas-côté nord a été réduite). 

Basilique de Tzitzernavank (c. vie s.).
B) Vue de la nef centrale et du bas-côté sud.

Base
Partie inférieure d’un support (pilier*, colonne*, appui engagé*). Elle est généralement composée d’une tablette dite plinthe* légèrement plus large, de plan carré ou rectangulaire, et, plus haut, d’un volume pouvant être mouluré ou orné. Ce dernier s’adapte en principe à la forme de l’élément qu’il porte.



Monastère de Khətzkonk, église St-Serge (1024). Faç. sud. Colonnade-arcature aveugle. Bases à deux boules au-dessus de la plinthe, en accord avec les doubles colonnettes qui s’appuient sur elles.


Basilique
En Arménie, une église à trois nefs*, sans coupole* est appelée « basilique » par analogie avec les édifices de même type, des pays du pourtour méditerranéen, hérités des basiliques publiques de l’architecture romaine antique.
En Arménie, des salles palatines à trois nefs d’époque préchrétienne ont peut-être servi de modèles.
La nef centrale, plus haute et plus large que les bas-côtés* (nefs latérales, collatéraux), mène à l’abside* principale, à l’extrémité orientale de l’église.
Assez fréquent durant la période paléochrétienne (ive-vie s.), le type de la basilique a ensuite presque disparu de l’architecture arménienne, du fait de la propagation des compositions à coupole, avant de redevenir populaire à la fin du Moyen Âge et aux temps modernes (xviie-xixe s.).



Principales basiliques de l’Arménie paléochrétienne. Planche de plans.


Basilique  "hellénistique"
Est dite « hellénistique » ou « occidentale » une basilique* dont la nef* centrale, surélevée, est couverte d’un toit en bâtière*, tandis que, plus bas, chacun des deux bas-côtés* (chacune des deux nefs latérales) est couvert d’un toit en appentis*.
Voir ill. Appentis (basilique de Tzitzernavank).
Voir aussi ill. Bas-côté (A).







Basilique "orientale"
Est dite « orientale » une basilique* dont la nef* centrale et les bas-côtés* (les deux nefs latérales) sont couverts d’un seul et même toit en bâtière*.






Kassagh (c. ve s.). Un seul toit en bâtière couvre à la fois les trois nefs : basilique dite « orientale ».


Bas-relief
Sculpture qui se détache du fond (= de la surface de pierre évidée autour d’elle), avec une faible saillie.
Antonyme : Haut-relief*.



Aghtamar, église Ste-Croix (915-921). Faç. ouest. L’image du roi Gaguik est en bas-relief, tandis l’église qu’il tient est en haut-relief.


Bastion
Appliqué aux ouvrages militaires du Moyen Âge, ce terme plus tardif désigne une construction quadrangulaire ou polygonale qui fait saillie sur le périmètre d’une enceinte de fortification pour en améliorer la protection. Se distingue, par son ampleur et sa configuration, de la tour semi-cylindrique qui a la même fonction.
Alors que l’Arménie proprement dite préfère, au Moyen Âge, les tours en saillie arrondie, quelques saillies en parallélépipède ou en polygone s’observent sur certains forts de Cilicie, p.ex. à Til Hamtun / Toprakkale.



Til Hamtoun / Toprakkale (royaume arménien de Cilicie, c. xiiie s.).
 Plan. Huit « bastions », dont cinq pentagonaux et trois quadrangulaires, s’observent sur l’enceinte inférieure occidentale.



Bâtière (Toit en bâtière)
Toit à deux versants* (= deux pentes), en forme de bât. Beaucoup d’églises longitudinales sans coupole, notamment celles à nef* unique (mononefs) et à trois nefs (basiliques* trinefs) de l’Arménie paléochrétienne, sont (étaient) couvertes d’un toit en bâtière.



Lernakert, chapelle mononef (ve-vie s.).
 Vue générale du sud-ouest (après restauration). Toit en bâtière.



Baudrier
Ornement vertical imitant un lien, sur la partie centrale, serrée, d’un balustre*, sur les côtés d’un chapiteau ionique* ou « ionique-arménien* ». Il présente souvent des motifs de corde et de palmette*.



Voir ill. Balustre (A).


Berceau (Voûte en berceau)
Voûte* engendrée par un arc* généralement en plein cintre*. En l’absence de précisions sur la courbure, « berceau » est communément compris comme « berceau en plein cintre » (= semi-cylindrique). Mais si une autre courbure est indiquée, le berceau peut être brisé*, outrepassé*...
Voir ill. Arc doubleau : voûte de la nef principale de Kassagh, en berceau plein cintre.







Bibliothèque monastique
Édifice destiné à conserver les livres, au sein d’un monastère (d’un ensemble monastique).
Les exemples préservés et identifiés par inscription montrent une structure grosso modo carrée, bâtie et voûtée avec un soin parfois exceptionnel (Sanahin), et munie de niches dans les parois internes des murs. Parfois peu éclairée, cette pièce était probablement distincte du scriptorium* où les livres étaient copiés et enluminés.



Monastère de Sanahin. Bibliothèque (1063).
 Coupe axonométrique par H. Khalpakhtchian.



Blocage (= Béton, fourrage, fourrure)
Matériau composite employé en Arménie pour la construction du noyau des murs. Un mortier*, dans lequel de la chaux* est mélangée à du sable et à de l’eau, sert de liant*. Coulé sur du gravier, des éclats de pierre et des petits moellons*, il forme le blocage.
L’autre élément important de la technique arménienne de construction est le coffrage*. Celui-ci est formé par deux parements* de blocs soigneusement taillés à l’extérieur, mais laissés grossiers à l’intérieur. Lors de la construction, assise* après assise, le mortier est coulé dans le coffrage sur les éléments du blocage. Grâce à la texture poreuse des pierres volcaniques utilisées en Arménie, l’ensemble blocage et coffrage s’unit très solidement.
Cette technique s’apparente à lopus caementicium* romain et à la technique connue dans l’Occident médiéval sous l’appellation de « fourrage » ou « fourrure ».
Voir aussi ill. Coffrage.



Cathédrale de Zvartnots (mil. viie s.).
 Maçonnerie effondrée avec un fort massif de blocage et une portion de parement.



Boudin  (= Tore)
Moulure* continue, à profil en demi-cercle, semblable à un tore*.

Boudin ou tore. 


Bras-reliquaire
Type le plus caractéristique des reliquaires* arméniens, en forme d’avant-bras (bras droit), avec les doigts de la main faisant le signe de la bénédiction. L’un des plus vénérés est le bras droit (la dextre) de saint Grégoire l’Illuminateur. Répandu en Arménie à partir du xiie s., ce type de reliquaire n’est pas tant destiné à la vénération des fidèles qu’à servir d’objet liturgique lors de cérémonies importantes comme la consécration des catholicos et la bénédiction du saint Chrême.




Dextre de saint Grégoire (1657). Trésor de la cathédrale Ste-Etchmiadzine





Brique
Matériau de construction artificiel, fait d’un mélange d’argile et d’eau, coulé dans des moules généralement parallélépipédiques, et séché ou cuit.
Bien que la pierre, notamment volcanique, abondante en Arménie, soit prioritairement employée dans la construction, surtout dans les régions centrales et du nord-est, la brique est aussi utilisée par les bâtisseurs arméniens, depuis la haute antiquité et en particulier du temps d’Ourartou.
Au Moyen Âge, la brique se rencontre surtout dans les régions du sud et de l’ouest, plus pauvres en pierre, mais on y recourt aussi parfois au nord-est du pays et, assez largement, à la période moderne.
Un petit groupe de monuments du xiiie s., dont Kirants, situés dans le nord-est, se distinguent, entre autres traits originaux, par l’emploi quasi exclusif de la brique.


Église du monastère de Kirants (xiiie s.), construite en brique.



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