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Abaque (n. m.)(= Tailloir)
Partie supérieure d’un chapiteau* ou d’une imposte*, généralement en forme de tablette, c.-à-d. de parallélépipède fin et allongé, plat, mouluré* ou sculpté d’ornements.



Basilique d'Érérouyk (c. vie s.). Deux impostes à l’extrémité nord de l'abside : abaques ornés de motifs géométriques.


Abbatiale (= Église abbatiale)
Église principale d’un monastère*. Le terme s’emploie, à propos de l’Occident médiéval et moderne, par référence à la fonction de l’abbé, mais il peut aussi s’appliquer commodément, en français, à l’église principale d'un monastère arménien. Celle-ci se signale toujours nettement par son caractère de dominante dans l’ensemble monastique, et presque toujours, par la présence, devant sa façade ouest, d’un gavit*.



Monastère de Haghartzin (xiiie s.). L’église principale (« l’abbatiale ») est la dominante volumétrique de l’ensemble.

(Le gavit devant sa façade ouest est en ruine.)


Abbaye (= Monastère, couvent)
Voir : Monastère.







Abside
Espace généralement semi-circulaire en plan, plus rarement outrepassé, rectangulaire ou polygonal, situé à l’extrémité orientale de la nef* centrale ou du bras est d’une église. La présence de l’abside à l’est marque l’orientation* de l’église.
L’abside est en principe voûtée en un quart de sphère appelé « conque* » ou « cul de four » ; elle abrite l’autel* et est aussi appelée parfois « chœur* » ou « sanctuaire » .
Dans la tradition arménienne, héritée des premiers temps du christianisme, l’abside est séparée de la nef* par un rideau* d’autel qui est fermé durant la préparation des espèces pour l’eucharistie, c’est-à-dire durant ce moment de la liturgie où a lieu le mystère de la transsubstantiation.
Dans les compositions cruciformes, le terme « abside » peut également désigner les trois autres bras de la croix, quand ceux-ci sont intérieurement arrondis et couverts d’une conque. Ce dernier terme pouvant aussi s’appliquer à l’espace qu’il couvre, « abside » et « conque » deviennent alors synonymes.



Basilique d’Érérouyk (c. vie s.).
Vue intérieure vers l’est : abside à l’extrémité orientale de la nef centrale.



Abside inscrite
Abside dont la forme intérieurement arrondie n’apparaît pas de l’extérieur, étant englobée dans le périmètre mural. Lorsque l’abside et les deux sacristies* (= pastophoria*) ou chapelles-sacristies* qui la flanquent sont inscrites dans un périmètre quadrangulaire, parti très fréquent en Arménie, on parle, pour désigner l’extrémité orientale de l’église, de chevet* rectiligne (plat)*.



Plan de la chapelle mononef de Lernakert
 (ve-vie s.) : ex. d’abside inscrite.

Plan de l'église St-Signe, monastère de Haghbat (fin xe s.) : ex. de chevet rectiligne.




Abside saillante
Abside* en saillie par rapport au volume principal de l’église.
En Arménie, l’abside est plus souvent inscrite* que saillante.



Plan de la basilique de Kassagh (c. ve s.) : l’abside fait saillie à l’est.
Basilique de Kassagh (c. ve s.).
Vue du sud-est : abside saillante.

Absidiole
Petite abside* qui marque, par son contour intérieur arrondi et son couvrement en conque*, l’extrémité orientale d’un espace secondaire.
- chapelle-sacristie angulaire*,
- niche-abside*,
- bas-côté* (= nef* latérale).



Plan de l’église d’Artik (viie s.) : absidiole dans le mur est de chacune des chapelles-sacristies flanquant l'abside principale.
Chapelle cruciforme à coupole de Talin  (viie s.), vue du nord-ouest : absidiole dans la niche-abside extérieure.

Acanthe (Feuille d’acanthe)
Représentation plus ou moins réaliste de la feuille d’acanthe. Caractéristique du chapiteau antique corinthien, ce motif est largement repris au Moyen Âge. Il est souvent utilisé, stylisé, voire schématisé, dans l’architecture arménienne paléochrétienne.



Chapelle mononef de Bayburd (ve-vie s.). Imposte nord de l’arc triomphal : acanthes stylisées.


Acrotère
A) Dans l’architecture gréco-romaine antique, ornement sculpté dressé au faîte (au sommet) d’un fronton* et/ou à ses deux extrémités.
B) Dans l’architecture sacrée de l’Arménie médiévale, le principe de l’acrotère se maintient souvent au faîte des pignons* sous la forme d’un modèle réduit d’église*.



A) Garni. Temple (c. Ier s.).
Acrotère orné d'un motif de feuille d'acanthe au sommet du fronton de la façade nord.

B) Monastère de Haritj. Église principale (1201). Pignon ouest. Modèle réduit servant d’acrotère.

Âge de la pierre polie (= Période néolithique)
Voir : Néolithique.







Âge d'or de l'architecture arménienne (viie s.)
Période d’essor dans l’histoire de l’architecture* arménienne, de 630 à 690 environ, où foisonnent des églises à coupole* d’une grande qualité et originalité, à la fois dans la conception et dans la décoration. Cette dynamique profite aussi aux arts connexes : sculpture et peinture.



Cathédrale de Talin (2e moit. viie s.). 

Vue gén. du sud-est.


Âge du bronze
Période de la protohistoire caractérisée par l’usage du bronze, alliage de cuivre et d’étain. Ses limites chronologiques varient selon les aires culturelles considérées. En Arménie, on estime que l’âge du bronze s’étend du début du iiie millénaire av. J.-C. au xiiie-xiie s. av. J.-C.
C’est probablement à cette époque que sont dressées les stèles ichtyomorphes* dites Vichap*.



Oughtik/Oltu, Vichap
(c. IIe mill. av. J.-C.).



Âge du cuivre (= Chalcolithique)
Période de la protohistoire faisant la transition entre le néolithique* et l’âge du bronze*, dite aussi « chalcolithique » et parfois « énéolithique ». En Arménie, on considère qu’elle dure du ve au iiie millénaires av. J.-C.
C’est probablement alors que sont érigés les mégalithes de Zorats-karer / Karahoundj.



Zorats-karer/Karahoundj (c. ive mill. av. J.-C.). Alignement de menhirs.


Âge du fer
Période de la protohistoire caractérisée par l’usage du fer et faisant suite à l’âge du bronze*. En Arménie, on considère que l’âge du fer s’étend du xiie au vie s. av. J.-C.
La seconde partie de cette période est marquée par le développement du royaume d’Ourartou (ixe-viie s. av. J.-C).



Âge du fer. Inscription cunéiforme d’Ourartou. Fondation d’Erébouni en 782 av. J.-C.


Agrafe
Voir : Crampon.







Ambon
Chaire destinée à la lecture de l’évangile et au prêche, placée devant l’abside* (le chœur). On n’en connaît qu’un exemple en Arménie (sous la forme de vestiges), à la cathédrale de Zvartnots (milieu du viie s.), devant l’extrémité droite, sud-est, de l’abside.



Zvartnots, cathédrale (mil. viie s.).
Vestiges de l’ambon.



Animalier (Décor animalier, scène animalière)
Se dit de figurations d’animaux réels ou fantastiques, isolés ou par paire, disposés symétriquement de part et d’autre d’un élément central (colombes ou cerfs s’approchant de la croix ou d’une coupe) ou confrontés, l’un attaquant l’autre ou terrassant l’autre, ou l’enlevant dans ses serres (oiseau de proie attaquant un petit quadrupède). L’interprétation sémantique varie selon les figurations : adoration de la croix, aspiration de l’âme des croyants au salut, dangers menaçant les pécheurs, symbole du pouvoir princier, image héraldique...



Éghvard. Église funéraire des premières décennies du xive s. Faç. sud. Aigle enlevant un chevreau.


Antéfixe
Face antérieure de la dernière tuile, au bas ou à l’extrémité d’un rang de tuiles arrondies et creuses. Une peu plus haute que la tuile, cette face est plate et ornementée (croix, palmette ou autre motif végétal…).



Achtarak. Chapelle dite Karmravor (viie s.). Antéfixes au bas de la couverture en tuiles du dôme.


Anthropocentrisme
Principe qui place l'homme au centre de l'univers et qui considère que toute chose se rapporte à lui.
Ce principe a inspiré, semble-t-il, la composition des églises arméniennes à coupole*, ainsi que, plus tard, celle des églises de la Renaissance italienne.



Nor Varagavank (1237). Église à coupole sur croix inscrite cloisonnée : un espace uni sous la coupole où l’homme est placé au centre de l’univers.


Apadana
Grande salle d’audience dans les palais des rois perses achéménides (vie- ive s. av J.-C.), dont le plafond était porté par de nombreuses colonnes* (salle hypostyle*).
Des salles de ce type, plus modestes, ont existé dans les palais de l’Arménie préchrétienne ; elles ont peut-être eu une influence sur l’architecture chrétienne ; mais celle-ci a privilégié la voûte aux dépens du plafond.



Apadana. Reconstitution du plan de la salle du palais de Darius à Persépolis (c. 515 av. J.-C.).




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