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Sacristie  
Pièce angulaire servant d’annexe liturgique, placée de part et d’autre de l’abside*. Aux premiers siècles du christianisme, on les appelle souvent pastophoria (pluriel du grec pastophorion*) et on y garde les objets et vêtement nécessaires à la liturgie. À partir du viie s. et surtout après l’occupation arabe, dans de nombreuses églises en croix inscrite*, ces sacristies se logent également aux angles ouest et comportent une absidiole* dans leur paroi intérieure orientale. Elles acquièrent dès lors la fonction de chapelle*, c’est pourquoi on peut les appeler « chapelle-sacristie* » ou « chapelle angulaire ». Elles ont généralement deux étages et sont alors au nombre de huit.
Voir aussi : Chapelle-sacristie. Voir ill. Chapelle-sacristie.


Salle à coupole (Plan en s. à c.)  
Type longitudinal d’église à coupole* sur croix inscrite*, apparu en Arménie au viie s. Les appuis* du tambour* font saillie sur les deux murs latéraux (= les deux murs gouttereaux), formant quatre cloisons internes. Le chevet* se caractérise, de l’extérieur, par la présence de deux niches dièdres* qui révèlent la présence interne de chapelles-sacristies* de part et d’autre de l’abside*.
Après l’occupation arabe, cette composition évolue vers une forme de croix inscrite cloisonnée* plus compacte, raccourcie, dans laquelle le bloc absidal finit par s’unir aux deux appuis est. Très souvent, deux autres chapelles-sacristies se logent dans les angles ouest.







Scotie  
Moulure* à concavité marquée, formée de deux quarts de cercle de rayon différent. Elle s’emploie généralement sur la base* d’une colonne*, au-dessus de la tablette de plinthe* : elle est alors en retrait vers le haut. Il arrive aussi qu’elle soit placée sous une corniche* : sa partie supérieure fait alors saillie.



Scotie sur corniche, avec saillie en haut et retrait en bas. Scotie sur base, avec saillie en bas et retrait en haut.

Scriptorium (pluriel : scriptoria)  
Atelier dans lequel les moines copiaient manuellement et enluminaient les livres.







Seldjoukides  
Dynastie turque qui domina le Moyen-Orient du xie au xiiie s. Elle développa, surtout à la fin du xiie et au xiiie s., une grande architecture de pierre, tant cultuelle que profane. Celle-ci réalise une synthèse originale de traditions centre-asiatiques, de l’héritage arabo-persan et d’éléments empruntés aux cultures locales, notamment au savoir-faire architectural et décoratif arménien.







Silo  
Pièce souterraine destinée à la conservation de produits agricoles, notamment de céréales. Par comparaison, le cellier* a une fonction apparentée mais des modalités différentes, puisque la conservation des denrées et surtout des liquides s’y fait dans de grosses jarres enterrées.










Simandre  
Planche de bois suspendue que l’on frappe d’un maillet pour convier les fidèles à l’église, pour les offices religieux.
Ce procédé a été remplacé en Arménie par la cloche de métal accrochée dans un clocher*, apparus semble-t-il au début du xiiie s. La simandre se maintient toutefois, p.ex. au patriarcat arménien de Jérusalem.



Patriarcat arménien de Jérusalem.
 Galerie devant la façade ouest de la cathédrale Sts-Jacques. Simandre accrochée, toujours en usage.



Socle  
Première assise, saillante et profilée, d’un édifice (sémantiquement proche de « soubassement* »). Dans le cas d’un pilier, d’une colonne ou d’une sculpture, le socle précède la base.







Sommier  
Premier claveau* (voussoir) aux deux extrémités inférieures d’un arc*.
Voir ill. Claveau.







Soubassement  
1. Sens général, commun : fondations d’un édifice ou assise d’un élément porteur (mur, appui…).
2. Sens proprement architectural : partie inférieure d'un édifice, au-dessus du niveau du sol, n’incluant pas les fondations.







Stalactite (Muqarnas)  
Ornement rappelant les stalactites et alvéoles ou nids d’abeille, qui décore des voûtes*, des coupoles*, des niches* et divers autres éléments architecturaux.
Dans le domaine islamique, porte le nom arabe de muqarnas.
Cet ornement a commencé à se développer en Ouzbékistan, Iran et Irak au xe-xie s. sur des constructions en brique. Puis il a été adapté dans la pierre à partir de la fin du xiie s. en Asie Mineure sous le règne des Seldjoukides* et en Arménie à la période des féodalités*. Dans cette zone, qu’il soit appliqué à des monuments musulmans ou chrétiens, cet ornement a un usage et des formes quasi identiques.







Staurothèque  
Dans la tradition grecque orthodoxe, reliquaire souvent en forme de coffre, censé contenir une relique (un fragment) de la Vraie Croix.
En Arménie, ces reliquaires ont généralement la forme d’une croix, souvent rayonnante. On peut supposer un lien entre la présence de telles reliques et le choix, pour certaines églises, d’une composition cruciforme-rayonnante. C’était peut-être le cas pour la Sainte-Croix d’Aghtamar (début xe s.).







Stèle  
Monolithe dressé, parfois en forme de plaque, généralement avec une inscription et parfois un décor, qui remplit en principe une fonction commémorative, religieuse, funéraire ou administrative.







Stèle ichtyomorphe  
Monolithe dont la forme et certains détails sculptés rappellent un poisson.
En Arménie, dans la haute Antiquité (âge du bronze*), ce type de stèle* était dressé près de sources, de lacs, probablement en lien avec le culte de l’eau, de la fertilité et de la fécondité.
Dans la tradition populaire arménienne, ces stèles sont appelées Vichap* (= dragon), sans doute en lien avec leur fonction cultuelle.
Elles constituent l’un des jalons de la longue lignée des pierres dressées dans laquelle s’inscrivent les monuments à stèle* et les khatchkars*.







Stèle quadrilatérale  
Stèle* à section carrée (ou légèrement rectangulaire) faisant partie d’un type de monuments verticaux crucifères, érigés en Arménie et en Géorgie près d’églises et de chapelles, d’époque paléochrétienne et du haut Moyen Âge.
Ces monuments comportent plusieurs éléments fixés les uns sur les autres, et pour la plupart, emboîtés les uns dans les autres : a) un piédestal* (socle*) à plusieurs marches (degrés, gradins), b) une base* cubique généralement décorée de bas-reliefs*, c) la stèle quadrilatérale considérée ici, d) un chapiteau*, e) parfois une pièce intermédiaire dite porte-croix, f) une croix de pierre.
La stèle est sculptée sur une, trois, ou les quatre faces, de scènes figurées, du motif de la croix et/ou d’ornements végétaux et géométriques.
Voir : Monument à stèle quadrilatérale crucifère.







Stéréobate  
1. Dans l’architecture antique gréco-romaine : a) soubassement* d’un édifice, dont le bord n’est pas mouluré*, b) piédestal* de colonne* dépourvu de moulure*.
2. Sens plus général : soubassement d’un édifice.







Stéréotomie  
Art de la taille (= de la coupe) des pierres destinées à la construction, en particulier à l’appareillage des voûtes* et des coupoles*.










Stylobate  
Dans l’architecture gréco-romaine antique, soubassement* ou piédestal* continu, décoré de moulures*, portant une rangée de colonnes* ou de piliers*.







Support  
Voir: Appui*.



"Syncrétisme" arméno-musulman (« style seldjoukide », « style islamisant »)  
Phénomène propre à l’Arménie à la période des féodalités* (fin xiie-xive s.), que caractérise un large partage de procédés et de formes entre Arméniens et musulmans, notamment Turcs seldjoukides.
Dans l’architecture arménienne, il se traduit par l’introduction d’éléments nouveaux, très proches de ceux utilisés à la même période sur les monuments musulmans de la région :
  •  paires d’escaliers en encorbellement ;
  •  animaux réels et fantastiques, en lutte, tenant une proie ou symétriques ;
  •  compositions ornementales finement sculptées couvrant entièrement des surfaces assez étendues ;
  •  marqueteries de carreaux de pierre bi- et polychromes (ou leur imitation) ;
  • rangs et champs d’étoiles à six et surtout huit pointes ;
Révélant la profondeur du phénomène, beaucoup de ces traits et motifs s’observent aussi sur les khatchkars, emblèmes du christianisme arménien.
Cette tendance se ravive à la période moderne*, revêtant alors un caractère « iranisant ». On y relève notamment, en architecture, des pendentifs réticulés*, et des décors sculptés et peints foisonnants.







Synthronon  
Banc en demi-cercle, souvent à quelques gradins (= marches), réservé au clergé, au bas du mur délimitant l’abside*, dans les églises paléochrétiennes d’Orient (paléobyzantines)..
Très rare en Arménie, le synthronon s’observait seulement dans quelques églises de l’Âge d’or du viie s. comme Pətəghni et Zvartnots.








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