Accueil     Notes préliminaires    Glossaire   Agrandir les photos d'un clic de souris

A B C D E F G H I J K L M N O P R S T V















P2 P3




Palmette
Motif en forme de feuille de palmier stylisée, largement employé dans l’ornementation arménienne. Il peut prendre la forme d’un demi-cercle à tiges ou lobes rayonnants, ou d’une demi-feuille « de profil », ou encore de paire de telles demi-feuilles dos à dos.







Parasismique
Se dit d’un procédé de construction ou d’un dispositif architectonique qui permet d’éviter ou d’atténuer les effets destructeurs d’un séisme (= tremblement de terre).
Il est fort probable que, conscients du risque sismique, les bâtisseurs arméniens recouraient à une série de dispositifs qui permettaient, au moins en partie, d’y faire face.







Parement
Revêtement mural en pierres de taille destiné à habiller (à couvrir) le noyau de la maçonnerie*.
Dans l’architecture arménienne, la technique* de construction comporte un blocage* entre les deux parements d’un coffrage*. Ceux-ci sont généralement faits, dans les régions du centre et du nord-est, de pierres volcaniques soigneusement taillées sur leur face extérieure, à joints vifs*, et disposés en assises* régulières. Les édifices se parent ainsi de revêtements très rectilignes, animés de quelques accents en bas-relief* créant de riches jeux d’ombre et de lumière, dans des volumes aux lignes pures.
Compte tenu de la diversité chromatique des tufs d’Arménie et de la répartition aléatoire des blocs, les revêtements créent souvent de curieux effets de bigarrure polychrome.
Assez épais aux premiers siècles du christianisme, avec des blocs parfois assez grands (on peut trouver des blocs de trois m. de long), ces parements se transforment au Moyen Âge en de fins revêtements à pierres de dimensions relativement réduites.







Pastophorion (en grec), pastophorium (en latin)(pluriel : pastophoria)
Terme utilisé, surtout aux premiers siècles chrétiens, pour désigner les deux annexes liturgiques (les sacristies*), de part et d'autre de l'abside* principale.
Dans le monde orthodoxe (byzantin), ces annexes sont appelées prothesis (à gauche, au nord) et diaconicon (à droite, au sud). La première désigne la pièce où l’on dépose les objets du culte, la seconde, les vêtements sacerdotaux.







Pavement
Revêtement de sol fait de dalles, de carreaux ou de mosaïque.







Peinture murale
La peinture murale a été largement pratiquée en Arménie jusqu’à l’occupation arabe (fin viie s.) : des traces parfois importantes l’attestent dans de nombreuses églises. Elle a ensuite eu tendance à se raréfier, du moins dans les régions du nord-est, par suite du rejet du dogme de Chalcédoine ; mais elle est loin d’y avoir disparu. Elle s’est maintenue dans les autres régions du pays, en particulier au Vaspourakan, où l’église Ste-Croix d’Aghtamar (déb. xe s.) était entièrement peinte.







Pendentif
Portion triangulaire de sphère placée à l’écoinçon* de chaque paire d’arcs qui supportent la coupole* par l’intermédiaire du tambour*.
Les pendentifs permettent de passer directement du plan carré ou polygonal au plan circulaire, et donc de donner au tambour une forme cylindrique correspondant à l’assise* circulaire de la coupole.
Au contraire, les trompes*, qui ont précédé les pendentifs, assurent le passage du carré à l’octogone.
En Arménie, le pendentif, apparu sous une forme embryonnaire à la fin du vie s. et sous sa forme achevée au milieu du viie s., a alors succédé à la trompe.







Pendentif réticulé et bande réticulée
Réseau d’alvéoles à arêtes croisées propre à l’orientation iranisante de l’architecture arménienne à la période moderne*. Dispositif placé dans les pendentifs*, et parfois sur la bande au bas de l’hémisphère de la coupole* ou du cul-de-four*.



Cathédrale Ste-Etchmiadzine 

et

St-Etienne de Darachamb.



Période de l’Âge d’or (Premier Âge d’or de l’architecture arménienne)
Période d’essor de l’architecture arménienne, d’environ 630 à 690.
Voir : Âge d’or du viie s.



Cathédrale de Talin.


Période de transition avant l’Âge d’or
Période intermédiaire dans l’histoire de l’architecture arménienne, qui dure de c. 590 à c. 630. Après les trois premiers siècles chrétiens marqués par les compositions longitudinales sans coupole* et par une certaine hétérogénéité, cette étape de transition, combinant archaïsmes et innovations, prépare la floraison des structures à coupole, dans un style unifié, caractéristique de l’Âge d’or.



Cathédrale d’Avan.


Période des féodalités (= Période postseldjoukide)
Période faisant suite à la domination turque seldjoukide, et allant de la fin du xiie au milieu du xive s., durant laquelle l’architecture arménienne, notamment monastique, connaît un troisième essor. D’abord intégrée au royaume de Géorgie, puis soumise au joug mongol, l’Arménie du nord-est reste alors administrée par de puissants seigneurs locaux qui soutiennent le développement d’un art brillant et original. Cet essor prend fin au milieu du xive s. par suite des graves désordres qui accompagnent l’effondrement de l’État mongol.
A la même époque, sur la rive nord-est de la Méditerranée, le royaume arménien de Cilicie (1198-1375) constitue un autre foyer culturel et artistique très fécond.







Période des royaumes (= Période postarabe)
Période faisant suite à la domination arabe et allant de la fin du ixe s. au milieu du xie s. Est marquée par la formation de plusieurs royaumes arméniens, dont le principal était celui des Bagratides d’Ani, et par un impétueux développement de la culture et des arts.







Période hellénistique
Période de l’Antiquité qui s’étend de la mort d’Alexandre le Grand (323 av. J.-C.) à l’établissement de la domination romaine sur le Proche-Orient au ier s. av. J.-C.
Elle est marquée, sur la vaste étendue conquise par le Macédonien, par l’introduction de l’influence grecque et par la création, dans chaque région, de synthèses entre l’hellénisme et la culture locale. C’est aussi le début de la pénétration culturelle grecque en Arménie qui vient croiser le courant iranien, déjà fort dans ce pays.







Période médiévale
On considère généralement qu’en Arménie la période médiévale (= le Moyen Âge) a duré de la renaissance postarabe (fin du ixe s.) jusqu’au début de la période moderne (xviie s.).







Période moderne
Dite aussi « Temps modernes », cette période correspond, en Arménie, au xviie-xixe s. Elle s’étend de la fin de l’époque « sombre » des derniers siècles du Moyen Âge (xve-xvie s.) au début de la période contemporaine.

Période néolithique
Voir : Néolithique.







Période paléochrétienne
Correspond aux premiers siècles chrétiens, c.-à-d., en Arménie, aux ive, ve et vie s.
Elle est marquée ici par l’adoption du christianisme, la création de l’alphabet arménien, le premier âge d’or de la littérature et l’élaboration de la première architecture chrétienne. En architecture, à côté de martyria* et de mausolées*, prédominent les compositions basilicales*, à une ou trois nefs* ; apparaissent aussi les premières structures à coupole*.







Période postarabe
Période faisant suite à la domination arabe et allant de la fin du ixe s. au milieu du xie s. Voir : Période des royaumes.







Période préarabe
1. Partie de l’Âge d’or du viie s. correspondant à la seconde moitié de ce siècle, durant laquelle la domination arabe, ne s’étant pas encore appesantie sur l’Arménie, n’entrave pas son développement.
2. Peut s’entendre aussi comme couvrant l’ensemble du viie s., notamment dans l’expression « période paléochrétienne* et préarabe ».







Pied-droit ou piédroit
Chacun des deux montants (= des deux appuis engagés*) qui font saillie sur les côtés d’une porte et supportent l’arc* d’un portail*.







Piédestal
Support en pierre, maçonné ou sans liant, constituant le soubassement*, généralement de plan carré ou rectangulaire, sur lequel se dressent les types de monuments verticaux « mineurs » que connaît l’Arménie des premiers siècles chrétiens et jusqu’à l’« Âge d’or » inclus : les croix de pierre isolées* et les monuments crucifères à stèle quadrilatérale* ou à colonne. Le piédestal inclut généralement une plateforme à plusieurs marches (forme de crépis*), surmontée d’une base cubique dont la face supérieure comporte une cavité appelée mortaise* dans laquelle se fixe le bas de la stèle ou de la colonne.
Dans le cas des stèles à croix dites khatchkar*, qui se multiplient à partir du ixe s., le piédestal se réduit généralement à une base monolithe. Celle-ci consiste en un bloc également creusé sur sa face supérieure d’une mortaise dans laquelle s’encastre le tenon* (sorte de dent) saillant au bas de la stèle. Lorsqu’ils sont disposés en rang devant une série de tombes ou qu’ils appartiennent au type de la chapelle-khatchkar*, les khatchkars peuvent s’appuyer sur des maçonneries plus volumineuses.




 Deux piédestaux partiellement ou entièrement reconstitués :
 (A) sous la colonne mémoriale d’Ochakan.
(B) sous le fragment de stèle quadrilatérale de Talin.


Pignon
Partie supérieure d’une façade ou d’une portion de mur correspondant à un volume couvert d’un toit en bâtière* ; délimité par les deux versants* du toit, le haut de la façade dessine un triangle privé de sa ligne horizontale inférieure.
Certains auteurs, en Occident, appellent une telle façade « mur-pignon ».
Le pignon se distingue du « fronton* » en ce que ce dernier est entièrement triangulaire. En Arménie, vers le début du viie s., le fronton disparaît pour céder sa place au pignon. Comme reliquat du triangle initial de son prédécesseur, le pignon conserve, jusqu’à la fin du viie s., de courts replis horizontaux à ses deux extrémités.
A compter du xe-xie s., les tambours* polygonaux d’Arménie sont assez souvent couronnés d’un rang de pignons, ce qui a pour corollaire logique la naissance du dôme en ombrelle* (coiffe en ombrelle*).
Le gâble* (gable) est une forme réduite de pignon : un petit toit à deux pentes* qui coiffe l’arc* surmontant un portail*.








A B C D E F G H I J K L M N O P R S T V















P2 P3



   Accueil    Notes préliminaires      Glossaire    Agrandir les photos d'un clic de souris

Collectif 2019 Armenagan