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Narthex
Construction qui, dans les architectures paléochrétienne, byzantine et occidentale, est placée à l’entrée principale d’une église et sert de transition entre l’extérieur et l’intérieur. A parfois la forme d’un portique* extérieur, parfois celle d’un vestibule intérieur surmonté d’une tribune*.
Correspond approximativement au gavit*/jamatoun*.







Nef (= Vaisseau)
Espace allongé, généralement voûté (en principe en berceau*), disposé dans l’axe sacré* ouest-est. Dans une basilique* à trois nefs (la formule à cinq nefs n’existe pas en Arménie), la nef centrale s’achève à l’est par l’abside* où se trouve le maître-autel* de l’église.
Dans une basilique trinef* arménienne, la nef centrale est environ deux fois plus large et un peu plus haute que les deux bas-côtés (= nefs latérales, collatéraux). Dans quelques cas, lorsqu’il s’agit d’une basilique « de type hellénistique* » (ou « occidental »), les murs latéraux (= murs gouttereaux)  de la partie supérieure de la nef centrale, surélevée par rapport aux bas-côtés, sont percés d’un rang de fenêtres appelé « claire-voie».
Dans les compositions en croix inscrite à quatre appuis libres* dont Tekor, sans doute à la fin du ve s., offre le premier exemple, la nef principale est coupée par une nef transversale, elle aussi voûtée en berceau, appelée transept*, qui transforme l’ancienne basilique en une structure cruciforme* ; l’intersection des deux nefs forme le carré central délimité par quatre piliers*, que couronne la coupole*.







Nef à coupole (Plan en n. à c.)
Forme très réduite de salle à coupole* (ou croix inscrite cloisonnée*). Le tambour* de la coupole* s’appuie, à l’est, sur les angles de l’abside* et, à l’ouest, sur deux supports engagés* dans les murs latéraux ; les dimensions sont si modestes qu’il n’y a pas de place pour des sacristies* de part et d’autre de l’abside.
Malgré son extrême petitesse, et bien que les bras latéraux de la croix soient très courts, cette composition inscrite dans un parallélépipède manifeste clairement au niveau des toits son essence cruciforme.
Au-dessus du croisement des deux bâtières*, se dresse le fin cylindre du tambour coiffé d’un dôme* conique, conférant à ces modestes chapelles une silhouette caractéristique de l’Arménie médiévale.







Néolithique (= Âge de la pierre polie, Période néolithique)
Dernière période de la préhistoire, caractérisée par l’invention de l’agriculture, de l’élevage et de la poterie. En Arménie, on considère que cette période correspond aux ixe-vie millénaires av. J.-C.







Nervure
Moulure* à section arrondie, carrée ou plus complexe, qui souligne l’arête* de croisement de deux voûtes*. En principe, une nervure n’est pas assez forte pour remplir une fonction porteuse. C’est donc un élément décoratif.
Par extension, peuvent être qualifiées de « nervures » les bandes saillantes, probablement symboliques, qui rayonnent ou dessinent une croix dans les calottes* de coupoles* arméniennes du viie s.
Un peu plus fortes, des paires de nervures dessinent, dans la calotte de quelques coupoles du xiiie s., une étoile à six branches. A cet égard, ces coupoles arméniennes évoquent celles qui, au xe s., coiffent les monuments musulmans d’Andalousie.
Très différents des nervures, les puissants arcs qui, dans de nombreux édifices monastiques arméniens du xiiie s., se croisent par paires pour soutenir d’amples voûtes (voir : Arcs croisés), sont au contraire des éléments porteurs.







Niche
Renfoncement ménagé dans un mur, généralement arrondi ou parallélépipédique, plus rarement polygonal. Remplit diverses fonctions:
Outre les niches extérieures, généralement dièdres*, on trouve également un assez grand nombre de niches à l’intérieur des églises. Elles ont la forme d’un renfoncement ménagé dans un mur, généralement arrondi ou parallélépipédique, plus rarement polygonal. Elles remplissent diverses fonctions :
1. Niche baptismale : à l’intérieur de beaucoup d' églises arméniennes, une niche est creusée à l’extrémité est du mur nord, surmontant une petite cuve baptismale* : c’est le lieu où se pratique le baptême en Arménie.
2. Niches liturgiques. Souvent deux niches sont creusées sur les côtés de l’abside, destinées à recevoir des objets liturgiques.
3. Dans les bibliothèques* et scriptoria (pluriel de scriptorium*) monastiques, des niches servaient probablement à conserver les livres.







Niche-abside
Grande et haute niche* ménagée à l’extrémité orientale d’une galerie* extérieure (basilique* d’Ereruyk) ou sur une portion latérale de façade occidentale (chapelle* de Talin). Toujours couverte d’une conque*, une telle niche s’apparentait à une abside* et était sans doute munie d’une table d’autel*. Elle servait probablement à des offices particuliers, peut-être réservés aux catéchumènes et pénitents, ou lors de cérémonies liées à l’exposition de reliques.



A) Érérouyk. Basilique (c. VIe s.). Plan. Niche-abside à l’extrémité est des galeries nord et sud. Fig. B) Érérouyk. Basilique (c. VIe s.). Façade sud. Niche-abside à l’extrémité est de la galerie sud. Fig. C) Voir ill. Absidiole (B)

Niche dièdre
Niche extérieure, creusée généralement par paire sur la façade, notamment orientale, des églises arméniennes et dont la section est triangulaire.
Dans certains cas (ex : Ste-Hripsimé), le fond de la niche est plat : sa section est alors trapézoïdale.
Voir : Dièdre.







Nombre d'or
Nombre égal à environ 1,6 et qui désigne un rapport de proportions considéré depuis l’Antiquité comme esthétiquement juste, entre les parties et l’ensemble d’un édifice, à partir d’un module*.








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